|
BANQUES
La
Banque des règlements
internationaux (BRI) dont le siège
est à Bâle (Suisse) est une organisation financière créée en 1930
pour gérer les problèmes de règlements issus de la Première Guerre
mondiale (endettement, nouveaux États, et surtout dossier des
réparations allemandes). Il s'agit de la plus ancienne institution
financière internationale.
Toute évolution de la règlementation dans le domaine bancaire doit
être prudente , possibilités de contournements, effets pervers
doivent être décelés avant d'être rendu obligatoire, il s'écoule du
temps entre la décision et l'application.
Une banque doit toujours être solvable, elle doit pouvoir toujours
faire face à ses obligations, que les clients d'une banque
commencent à douter de la solidité de celle-ci, ils peuvent
procéder à des retraits massifs et mettre la banque dans une
situation délicate.
Comité de Bâle
Le bon fonctionnement des
banques est fondamental pour l'économie mondiale. On a pu constater
, nous sommes en 2025, il n'y a pas si longtemps, en 2010, la
crise provoquée par les "supprimes " et l'effondrement de la banque
américaine Lehman Brothers qui
a fait des milliers de victimes aux Etats Unis.. Les banques du
monde entier ont tremblé à la suite de ces évènements.
En 1970, le marché des changes est devenu libre et en 1972 le
cours du dollar est devenu flottant . Le marché des changes (Forex
en Angleterre) consiste à acheter des devises au cours actuel. Par
exemple: une société européenne commande un matériel à un certain
prix en dollars, ce matériel livrable dans 3 mois. Afin de se
prémunir de variations importantes du cour du dollar elle va acheter
des dollars qu'elle paiera en euro elle n'aura donc ainsi pas de
mauvaise surprise à la livraison (mais pas de bonne non plus si le
cours du dollar baisse) .
Si l'exemple choisi est tout à fait correct on peut entrevoir les
possibilités de spéculation , acheter une monnaie dont le cours
devrait monter et la revendre en suite plus cher. Le spéculateur est
un parieur, il lui faut rester prudent et ne pas perdre trop
souvent. La tentation est grande.
En 1974 la banque allemande Herstatt
qui a beaucoup perdu sur le marché des changes , couverte de dettes
qu'elle avait réussi à cacher, elle cesse brutalement de
fonctionner. Les opérations en cours se figent les transactions en
Europe peuvent s'achever mais , aux Etats Unis, avec le décalage
horaire elles restent en suspens, le système de paiement
interbancaire aux Etats Unis se bloque pendant 3 jours.
Ainsi apparaît pour la première fois (?) un risque systémique Le
Directeur de la banque d'Angleterre
Peter Cooke propose alors une réunion des banques
centrales et des superviseurs bancaires du G10 ( Allemagne,
Belgique, Canada, Etats Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas,
Royaume Uni, Suède , Suisse) . Ce sera le Comité de Bâle
(Suisse) il se réunira dans cette ville 4 fois par an sous l'
égide de la Banque des Règlements Internationaux
Bâle 1:
création du ratio Cooke
Afin de se garantir des risques systémiques, dans le cadre des
opérations de crédit, le ratio Cooke établit un lien entre
les sommes prêtées par la banque avec le risque de non
remboursement total ou partiel et les fonds propres de la banque .
Dans le calcul, le risque afférent au prêt est évalué en
tenant compte de la fragilité de l'emprunteur : Un Etat,
risque 0%, une banque 20% , immobilier 50%, autre 100%
le rapport doit être: Fonds
propres/risques >8%
Cet accord passera dans les faits et sera appliqué en France à partir du 1er
janvier 1993 ainsi que dans plus de 100 pays dans le monde.
En 1995 la Banque Barings (la plus ancienne banque
d'Angleterre fondée en 1762 ) qui avait un super Tradeur
( Nick Lesson 25 ans ) il avait fait ses preuves en
rapportant beaucoup d'argent à la banque. Une vedette ne peut pas se
tromper, pourtant il n'a pas eu la main heureuse tout le
temps, il réussit à cacher ses pertes qui lorsqu'elles ont
dépassé la moitié du capital de la banque a entraîné celle ci
à la faillite.
En 1996 le ratio Cooke est amélioré, portant uniquement sur les
prêts, il est étendu aux risques du marché
Bâle 2 :
meilleurs prises en compte des risques de marché
Les trois piliers de la
banque:
- Tenir compte des risques
- Surveillance
- Transparence
L'accord Bâle 2 établi en 1996 améliore
l'évaluation des risques. Les risques d'Etats ne sont plus
systématiquement à 0% et ceux des entreprises peuvent être réduits
en fonction de leur organisation et de leur solidité. Les
agences de notation entrent
en jeu. Sont ajoutés les risques organiques (Barings), les erreurs,
la supervision des opérations , l'organisation interne etc...
Le ratio Cooke devient Fonds propres / risques de crédit +
risque de marché + risques opérationnels > 8%
En 2007-2008 survient la crise des subprimes
et la faillite de la banque Lehman Brothers. Aux Etats Unis,
alors que le marché immobilier fonctionnait à plein
la valeur des habitations en augmentait sans cesse, les organismes
de prêt , (ce ne sont pas des banques) américaines
prêtaient à qui souhaitait faire construire même à des personnes au
revenu faible ( subprimes). Dépassant allègrement le ratio cooke
elles créaient des titres (obligations) dans lesquels elles
faisaient entrer entre autres les prêts immobiliers. Ces titres
permettaient à l'organisme de rentrer dans le ratio et de poursuivre
ses activités de prêt. Les titres ainsi créés d'une rentabilité
intéressante furent vendus dans le monde entier .
Survient une baisse des cours de l'immobilier, un défaut de paiement des
emprunteurs , la revente de la construction ne couvrait plus les
prêts , dans des rues entières il n'y avait plus que des maisons à
vendre. Les titres vendus ne valaient plus rien ce fut une
catastrophe mondiale. La dégringolade ayant été très rapide les
agences de notation n'eurent pas le temps et ne se précipitèrent pas
de sonner l'alarme. La note de ces titres avant la crise était AAA
on peut qu'en même s'interroger sur le sérieux de cette notation,
les agences ont-elles décortiquées le contenu de ces titres? De nombreuses banques se trouvèrent en situation
difficile et pour de nombreuses au bord du dépôt de bilan
Les Etats, devant la crise économique qui débute, durent
intervenir :
D'après Barclays Capital les banques Américaines et Européennes seraient lestées
de 2 000 à 3 000 milliards de dollars de titres invendables
Aux Etats Unis le volume des prêts accordés sans garanti s'est élevé
à 600 milliards de dollars.
En Europe le volume des aides accordés aux banques en difficulté s'est
élevé à 950 milliards d'euros aux quels on peut ajouter 3 500
milliards de garantis.
Les amendes infligées aux banques du monde entier se sont élevées à 321
milliards de dollars et les agences de notation durent payer 2
milliards de dollars aux USA.
Tous ces problèmes ont mis en évidence le rôle des banques dans
l'économie moderne .
- D'abord la confiance lorsque la crise a éclaté la
méfiance a été de mise Prêter à une autre banque? dans quelle mesure
est elle concernée par la crise?, pourra-t-elle me rembourser? le
marché se bloque.
- Ensuite la crise économique , les banques devant leurs difficultés
réduisent le financement du secteur privé ralentissement de
l'activité des entreprises, chômage total ou partiel, consommation
ralentie.
- Accroissement de la dette de l'Etat, la conjoncture se ralenti,
moins de rentrées fiscales, nécessité d'aider banques et entreprises
Bâle 3: En 2010,
Le comité en réaction à la catastrophe
Les garanties creusent plus profondément dans le fonctionnement des
banques . Il devient difficile à des non initiés d'entrer dans le
détail plusieurs sites nous informent en voici quelques un :
https://acpr.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/20170125-bale.pdf
https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/marches-financiers/acteurs-de-la-finance/comite-de-bale/bale-iii/ratio-de-solvabilite-bancaire/
https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le_III
https://fr.wikipedia.org/wiki/Risque_op%C3%A9rationnel_(%C3%A9tablissement_financier)
Bâle 3 s'efforce de
répondre aux différents risques bancaires
- Risques de marché ( valeur, taux, change) d'un coté les placements
financiers de la banque de l'autre les emprunts interbancaires
- Risques de crédit d'une part les crédits interbancaire et les
crédits clients de l'autre les dépots clients
- Risques de transformation en durée ( passifs plus courts que les
actifs
- Risques de taux ( passifs à taux variables et en rapport actifs à
taux fixes et/ou variables)
Plusieurs normes ont été définies:
Capital/risques CET1 = capital+réserves/risques pondérés > 7%
Capital - endettement = capital+réserves+titres subordonnés / total
de bilan ajusté
Liquidités à court terme LCR = actifs liquides/sorties nettes de
trésorerie sur 30 jours
Norme de transformation NSFR= ressources stables/emplois durables

Plusieurs documents essaient de décrypter les rouages de l'économie
vous pouvez y accéder en cliquant sur les adresses ci dessous
- catastrophe des subprimes (première
partie)
- Suite des subprimes
- Les accords de Bâle (vous êtes sur ce document)
- La dette
française
|