| REALISATION DES
MONOCRISTAUX
POUR LA FABRICATION
DES CIRCUITS INTEGRES
ET PURIFICATION PAR FUSION DE ZONE
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Auguste Verneuil
1856 - 1913 Français - professeur de chimie
(photo de gauche)
Yan Czochralski
1885 -1953 Polonais Ingénieur chez AEG (Berlin)
(photo de droite)
HENRY THEUERER
(sans information
supplémentaire) pour la purification des cristaux
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| Auguste Verneuil |
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Yan Czochralski |
La majeur
partie des circuits intégrés est réalisée sur un monocristal de
Silicium .
Le problème numéro un est la pureté du cristal. Nous avons vu dans les
fiches précédentes qu'il est nécessaire de doper le silicium, c'est à dire
qu'il faut introduire un autre corps afin de conférer au silicium des
qualités particulières, silicium N ou silicium P. Le dopage du silicium à l'aide de l'aluminium (valence 3) ou l'arsenic
(valence 5) par exemple porte sur 1 atome de dopant pour 108 à 1011
atomes de silicium . Un atome de dopant N pour 108 atomes
de silicium fait chuter sa résistivité de 2,3 103
Ωm à 0,083 Ω.m
soit environ 1 à 30 000. Des considérations précédentes, il en découle que le monocristal de
semi-conducteur doit être d'une grande pureté.
Technique de
fabrication:
Méthode
Verneuil
En 1904, le
professeur Auguste Verneuil (1851 - 1913) chimiste au Muséum
d'histoire naturelle est le premier à avoir réalisé un monocristal de rubis.
On peut trouver dans les anales de chimie et physique 8e série III (1904) la
description de son invention permettant de fabriquer un monocristal de Rubis
(Al2O3 dopé au chrome) . Un germe de rubis est fixé
sur un support réfractaire. La flamme d'un chalumeau à haute température,
flamme oxygène / hydrogène d'environ 2200 ° C, fond
la surface du germe et au dessus une semeuse fait tomber une petite pluie de
poudre d'Al2O3 additionnée de chrome qui fond et tombe
sur le germe. Le matériaux réfractaire descend très lentement et quittant la
flamme le matériau en fusion se refroidit et cristallise avec la même
orientation que le germe. Grace à cette méthode il fut possible de fabriquer
des rubis notamment pour l'industrie horlogère qui, jusqu'alors utilisait de
vrais rubis. Le professeur A Verneuil à ouvert la voie à la cristallogenèse.
Méthode
Czochralski (on peut prononcer cho cral squi)
La première expérience de tirage d’un monocristal à partir
d’un
bain fondu, a été réalisée en 1916 par Yan Czochralski.
Il s’agissait du
tirage d’un fil d’étain monocristallin La méthode Czochralski
est actuellement la seule employée
pour la réalisation des monocristaux de Silicium avec cependant quelques
améliorations ou adaptations en fonction des besoins.
Le principe
est le suivant:
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Du silicium en
poudre et son dopant est placé dans un creuset. Ce dernier peut
être en platine ou en quartz par exemple . Un système de chauffage à induction si le creuset est métallique porte
cette poudre à fusion. Un petit morceau de silicium monocristallin (germe) est fixé à une tige
réfractaire qui est descendu au contact avec le silicium en
fusion. Au contact avec le germe, le silicium s'accroche et se solidifie , le
monocristal qui se forme prend la même orientation que le germe. La tige réfractaire est entraînée par un mécanisme qui la met en rotation
et remonte très lentement souvent moins d'un millimètre par
heure. La vitesse de remonté détermine le diamètre du cristal . Le tout est placé dans une enceinte refroidie qui permet de placer
l'ensemble dans un atmosphère propre et raréfiée Un recuit du cristal par effet joule peut libérer les contraintes internes
qui rendent le cristal très fragile, ce qui n'est plus le cas
après recuit. |
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La purification du
monocristal
1952
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Le cristal doit être
d'une grande pureté, malgré toutes les précautions prises des impuretés
peuvent être incluses dans le cristal.
Les premiers travaux ont été effectués dans les laboratoires de
la Bell aux USA. Ce furent d'abord
William Pfann et Henry
Theuerer qui mirent au point une technique de fusion
de zone pour le Germanium mais qui ne pouvait pas s'appliquer au
Silicium dont la température de fusion est plus élevé que le
germanium ( 1410 °c pour le silicium et 937 °C pour le
germanium). C'est le chimiste de la Bell Henry Theuerer
qui inventa la technique de zone flottante en 1952
Il est possible de purifier le
cristal par la méthode de fusion de zone. Il s'agit d'effectuer un
chauffage annulaire du barreau de silicium disposé
verticalement qui va porter à fusion une
fine tranche de silicium. La
tension superficielle maintient le silicium liquéfié en
position. Ce chauffage se déplace entraînant avec lui les
impuretés qui vont se retrouver à l'extrémité du barreau. On effectue
plusieurs passages il suffit ensuite de couper l'extrémité.
Cette technique fut perfectionnée ensuite par
PH
Keck et MJE Golay
aux USA et Eberhard
Spenke et R Emeis en Allemagne
de l'Ouest |
Lorsque
le cristal est purifié il faut le débiter en fines tranches qui seront
ensuite polies et sur lesquelles seront implantés les circuits.
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Aspect d'un
barreau de silicium . La pointe est l'endroit de sa connexion avec le germe. |
Le barreau est
ensuite débité en tranches fines appelées Wafer
d'épaisseur
inférieure au millimètre qui seront ensuite polies. Ici les
circuits ont déjà été implantés |
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Du diamètre du
wafer dépend du nombre de composants implantés et réalisés
simultanément donc , le prix est dépendant du diamètre de la
tranche de silicium. Cependant le coût de la tranche va
également dépendre du diamètre mais cette fois en sens inverse.
L'investissement pour étirer des monocristaux de silicium de
30cm est considérable et maintenant (2014) on parle de 45 cm. On
imaginera la taille du creuset qui doit contenir toute la poudre
pour réaliser le cristal, le problème de l'homogénéité de la
température et le temps pour l'étirage.
Le wafer ci contre est d'un diamètre de 300 mm
sur lequel sont implantés des microprocesseurs 4 cœurs
Intel
(Ivy bridge) ils occupent une surface de 162mm2 avec
un gravure 22nm et contiennent plus d'un milliard de
transistors. En comparaison le même microprocesseur en gravure 32 nm occupe une surface
de 216mm2 soit un gain de 25% sur les surface occupée.
Sur un Wafer de 300mm, on estime la surface
utilisable ( sans tenir compte de défauts éventuels) à 70 686
mm2 avec un wafer de 450 mm la surface utile passe à 159 043mm2
soit un gain de 125%
En 2013 la plus grande fonderie, c'est ainsi qu'on appelle les
entreprises qui fabriquent des monocristaux, de la société
TSMC de
Taïwan a fabriqué 100 000 wafers de 300mm par mois.
Parmi les 13 fonderies les plus importantes, 5
sont Taïwanaises, 3 Coréennes, 2 Américaines, 2 Chinoises et une Israelienne.
Selon "l'usine nouvelle" (voir ci dessous) 29 usines de
fabrication de semi conducteurs sont en cours de
réalisation dans le monde (2022) : 8 en Chine, 8 à Taiwan, 6 aux
Etats Unis 3 en Europe 2 au Japon et 2 en Corée du sud. Ses 29
usines , 15 travailleront sur des Wafers de 300mm. Sur ces 29 entreprises, 15 appartiennent à des fondeurs ( Entre
autres TSMC, UMC, Samsung, GlobalFoundries ou Smis) et 4 à des
fabricants de mémoires comme Samsung,SKhynix, Micron Technology,
Kioxia). |
Voir également la fiche sur
l'implantation des circuits intégrés "
Realisation_CI
"
Les étapes jusqu'aux CCD
Deux articles intéressants :
https://www.usinenouvelle.com/article/29-nouvelles-usines-de-puces-en-chantier-dans-le-monde-pour-140-milliards-de-dollars.N1110109
https://www.alliancy.fr/intel-investit-33-milliards-deuros-pour-fabriquer-des-semi-conducteurs-en-europe
A signaler 2 sites particulièrement
intéressants
cmdo.cnrs.fr/IMG/pdf/Ferrand_Czochralski.pdf
alineason.com/index.php/en/knowhow/crystal-growth
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Numéro de la Fiche |
105 |
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Dernière mise à jour |
18/07/2022 |
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